EVEIL DE CONSCIENCE

Mon identité culturelle (Qui suis-je ?)  

L’identité culturelle se réfère au processus d’appropriation et de partage par l’individu des éléments culturels de son environnement. A ce titre en tant qu’africain, quels sont les éléments que je dois m’approprier aux fins de partage avec ma progéniture future ou existante ? Au bas mot, quel pourrait être le contenu de mon héritage culturel, hérité de mes parents biologiques, de mes ancêtres ou de mes aïeuls ?

Je suis né d’une famille qui a un patronyme, parlant une certaine dialecte ou langue, venant d’une localité donnée, elle-même issue d’une autre famille. Cela se passe de génération en génération. Pour cela, les fondamentaux que je dois m’approprier sont : mon nom de famille, ma langue maternelle (dialecte), mes origines et ma tradition. Combien sommes-nous à ne pas se les approprier ? Pourquoi ne les avons-nous pas appropriés ? comment corriger tout cela ? Par exemple, Que veut dire le nom ZONGO en langue Mooré ? D’où viennent-ils les ZONGO ? Comment vivent-ils ?

Autant de questions qui foisonnent dans ma tête et nécessite des réponses claires et nettes pour éclairer ceux qui sont en perte de vitesse.

Nous ne cesserons de le dire : « si tu ne sais pas d’où tu viens, comment pourrais-tu aller là où tu veux (avancer) ? ».

La langue (dialecte) est le trait d’identité culturelle par excellence qui me connecte à mon groupe ethnique ou culturel, me permettant de saisir la sémantique de mon nom patronymique, de mes origines et de ma tradition. Sans une maîtrise de cette langue, je reste plus ou moins étranger à mon propre clan. Ne pouvant pas être en symbiose avec les siens, je suis obligé de me réfugier dans la culture des autres sous une forme hybride au détriment de mes valeurs intrinsèques.

La conséquence immédiate est que j’hérite d’un patrimoine peu étoffé ou fourni du fait de l’absence d’une éducation originelle qui traduit ma propre essence.

Cette distorsion a été possible soit par le fait des migrations internes (vers les villes) et externes (vers d’autres pays) qui éloigne le migrant de sa source nourricière, soit par le fait des contraintes existentielles, soit par l’impact de l’école moderne sur l’école traditionnelle.

Malgré la pertinence des raisons avancées, il serait inutile de jeter l’anathème à qui que ce soit. Car la levée de bouclier est de susciter chez chacun, une prise de conscience et de remise en cause de soi sur cette problématique qui pourrait avoir des conséquences dramatiques sur le développement véritable de notre continent : l’Afrique.

Au regard de ce précède, je pourrai dire, qui suis-je exactement :

Je suis un africain de par ma naissance, mais pseudo-africain et pseudo français en réalité. Je ne suis ni un authentique africain, ni un authentique français. Africain, je le suis par ma peau noire d’ébène, Français, je le suis par la logique qui m’a été installée depuis l’école moderne. Aujourd’hui, je suis à la croisée des chemins, A la recherche de mon identité perdue, Quand je regarde à droite, je semble voir un occident qui me rejette avec ruse, Quand je regarde à gauche, je semble apercevoir une Afrique qui me réclame avec persistance, Africain, je le suis par mes valeurs culturelles, Français, je le suis par des valeurs imposées, Aujourd’hui, je suis à la croisée des chemins, A la recherche d’une identité africaine, Quand je regarde l’Afrique, elle pleure mon absence, Quand j’écoute l’Afrique, elle se sent seule et orpheline, L’Afrique réclame ses filles et ses fils meurtris pour des soins.

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